jeudi 5 juillet 2012

Malgré les nombreux feux rougesqui s’allument dans notre société pour signaler que la langue française est gravement menacée dans notre métropole, nos dirigeants gouvernementaux non seulement les ignorent, mais contribuent à en accélérer l’anglicisation par leurs décisions (ou leur absence de décisions).
Aujourd'hui, on estime que presque 400 000 personnes (environ 5 %) parlent le français; ils'agit d'abord d'une petite élite de riches qui habitent soit la banlieue située sur les hauteurs de Pétionville soit les principales villes de l'île (Jérémie, Cap-Haïtien, Cayes, Jacmel, Gonaïves), et fréquentent de coûteux restaurants français, ainsiqu'une petite classe moyenne plus scolarisée. Quant au créole, c'est pratiquement toute la population d'Haïti qui le parle comme langue maternelle.
En général, il est rare qu'un Haïtien ne puisse connaître un minimum de français, mais pour soutenir une conversation dans cette langue il faut avoir été à l'école assez longtemps, au moinstout le primaire et une partie du secondaire. Selon certaines estimations, environ 10 % de la population haïtienne, soit plus de 830 000 personnes, peuvent s'exprimer en français. On peut s'étonner que le français soit encore parlé en Haïti, après deux cents ans d'indépendance, mais ce serait oublier que le créole haïtien est à base de français; cette langue, en raison de ses similitudes avec le créole, restera toujours plus près de celui-ci que toute autre langue.

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